UN PHARE EN PROVENCE
Un lieu sûr, simple et lumineux. Pour retrouver son cap
Burn-out du dirigeant :
quand tout tient encore… mais plus pour longtemps
Vous cherchez peut-être à comprendre ce qui vous arrive : fatigue qui ne passe plus, irritabilité, perte de sens, envie de tout envoyer balader… sans pouvoir le faire.
Cette page a un objectif simple :
vous aider à mettre des mots sur ce que vous vivez, situer où vous en êtes, savoir quand la priorité est médicale et, seulement dans certains cas, quand une retraite structurée peut avoir du sens.
Quand le mot “burn-out” commence à vous traverser l’esprit
Les signaux du quotidien que vous minimisez
Rien ne “s’effondre” vraiment. Vous continuez à fonctionner. Mais :
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Vous vous levez fatigué, vous vous couchez fatigué, et les week-ends ne suffisent plus à récupérer.
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Vous êtes plus sec, plus froid, plus cynique avec vos équipes ou vos proches. Vous le remarquez, sans toujours pouvoir faire autrement.
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Vous vous surprenez à vous détacher de sujets qui comptaient pour vous, à faire “le job” sans y croire vraiment.
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Vous gardez la tête hors de l’eau… mais avec la sensation d’être en apnée depuis trop longtemps.
Vous tenez. Mais vous ne tenez plus de la même manière.
Ce que vous vous racontez pour tenir
Pour continuer, vous vous répétez peut-être :
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“Après cette échéance, ça ira mieux.”
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“Tout le monde est fatigué, ce n’est pas spécifique à moi.”
-
“Je n’ai pas le droit de lâcher maintenant, il y a trop de choses en jeu.”
Ces phrases font tenir un temps.
Le problème, c’est qu’elles repoussent le moment où vous regardez la situation en face.
Cet article fait partie d’un ensemble de pages sur les situations de surcharge
Ce qui se joue vraiment pour un dirigeant
en risque de burn-out
Solitude décisionnelle et sur-responsabilité
Vous portez des enjeux financiers, humains, parfois territoriaux.
Autour de vous, on vous admire, on vous projette de la force, de la maîtrise.
Il y a peu d’endroits où vous pouvez dire : “Là, je suis au bout.”
Cette solitude décisionnelle use, même si vous avez “l’habitude”.
Quand le rôle finit par manger l’identité
Avec le temps, le rôle finit par se mélanger à l’identité :
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Vous ne “faites” plus seulement dirigeant : vous “êtes” dirigeant.
-
L’idée de ralentir, d’aménager, d’arrêter quelque chose ressemble presque à une menace : “Et si je ne suis plus là pour tenir, qui je suis encore ?”
Reconnaître ses limites devient alors vécu comme un risque de perdre la face – devant les autres, mais surtout devant soi.
Pourquoi les stratégies habituelles ne suffisent plus
Vous avez probablement déjà essayé :
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des vacances,
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plus de sport,
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quelques week-ends prolongés,
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parfois même un peu de coaching.
-
Ça aide… sur le moment.
Mais vous revenez dans le même système.
Et le niveau de fatigue remonte très vite.
Où en êtes-vous ? Trois niveaux pour situer votre état
Ce qui suit ne remplace pas un avis médical.
C’est simplement un repère pour vous situer honnêtement.
Fatigue avancée mais encore pilotable
Vous tenez votre agenda, vous prenez des décisions, vous assumez vos responsabilités.
Mais :
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tout demande plus d’effort,
-
la marge intérieure se réduit,
-
vous avez la sensation de fonctionner “en mode serré” en permanence.
Vous savez que ce rythme ne pourra pas durer des mois sans conséquences.
Pré-burn-out : quand l’alarme est déjà allumée
Les signaux s’accumulent :
-
troubles du sommeil, réveils nocturnes avec le cerveau qui mouline ;
-
irritabilité, tension, impatience ;
-
perte de plaisir, de sens ;
-
ruminations, projections catastrophistes, difficulté à décider.
Vous pouvez encore réfléchir, travailler, fonctionner.
Mais vous sentez que la ligne rouge se rapproche.
Burn-out avéré : quand le corps impose l’arrêt
À ce stade :
-
vous n’arrivez plus à tenir le rôle ;
-
vous êtes parfois incapable de vous lever, de vous concentrer, de répondre ;
-
l’épuisement est physique, psychique, émotionnel ;
-
les larmes, les crises, le “blocage” ne sont plus maîtrisables.
Là, on n’est plus dans “tenir encore un peu”.
On est dans la nécessité d’une prise en charge médicale.
Si vous vous reconnaissez clairement dans ce troisième niveau, la priorité n’est pas une retraite, ni un accompagnement de type “prise de recul”.
La priorité, c’est un médecin, un psychiatre, un service d’urgence si besoin.
Ce qui aide vraiment selon votre niveau de fatigue
Quand c’est déjà grave : priorité au médical
Si vous êtes effondré, que vous ne pouvez plus travailler, que votre entourage s’inquiète sérieusement, la première étape est claire :
médecin traitant, psychiatre, ou urgences en cas de mise en danger.
Ce n’est pas une question de volonté ou de courage.
C’est une question de santé, et personne ne peut faire ce pas à votre place.
Quand vous êtes en pré-burn-out
Vous avez encore des ressources, mais elles s’épuisent clairement.
À ce stade, il s’agit de :
-
ne plus porter tout seul : médecin, psy, supervision, accompagnement peuvent être des appuis ;
-
réorganiser le système : rythme, charges, responsabilités, marges de manœuvre ;
-
cesser de traiter la fatigue comme un simple “bruit de fond” à gérer plus tard.
C’est le moment où l’on peut encore agir avant que le corps n’impose un arrêt.
Quand une retraite peut entrer en jeu
Une retraite structurée peut être pertinente si :
-
vous êtes fatigué, mais encore en capacité de réfléchir et de travailler sur vous ;
-
vous sentez que rester dans le flux vous empêche de poser les vraies questions ;
-
vous pouvez suspendre votre agenda quelques jours pour regarder votre situation en profondeur.
Ce n’est ni un outil d’urgence, ni un traitement médical. C’est un temps de décision et de clarification, à envisager tant que vous avez encore de la marge.
Pour voir concrètement comment cela se traduit, vous pouvez lire la page Retraite privée pour dirigeants
Une retraite ne change pas une vie en trois jours.
Elle crée les conditions pour que vous puissiez, vous, prendre des décisions qui la changent.
Quand une retraite privée a du sens,
et quand ce n’est pas adapté
Les situations où une retraite peut être pertinente
Une retraite privée a du sens si :
-
vous tenez encore debout, mais vous refusez de normaliser l’état dans lequel vous êtes ;
-
vous êtes prêt à suspendre votre rôle quelques jours pour regarder ce qu’il vous fait ;
-
vous cherchez un cadre laïque, confidentiel, structuré, pour clarifier des décisions et des priorités.
L’objectif n’est pas de tout “réparer”, mais de reprendre la main avant que la situation ne vous échappe complètement.
Les situations où ce n’est pas le bon outil
Une retraite privée n’est pas adaptée si :
-
vous êtes déjà en burn-out sévère ou en épisode dépressif majeur avec effondrement ;
-
vous présentez des idées suicidaires ou une grande instabilité psychique ;
-
un médecin vous a déjà recommandé une prise en charge plus lourde.
Dans ces cas, le cadre médical est prioritaire.
Mon rôle, alors, n’est pas de vous accueillir en retraite, mais de confirmer que ce format n’est pas indiqué et de vous orienter.
Ce qu’on travaille et ce qu’on ne travaille pas dans ce cadre
Dans une retraite privée, on travaille notamment :
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la clarté sur ce que vous vivez et sur ce que vous ne voulez plus sacrifier ;
-
votre rapport au temps, aux limites, aux engagements ;
-
la manière dont vous vous traitez vous-même au nom du rôle.
On ne prétend pas :
-
traiter un trouble psychiatrique ;
-
“guérir” un burn-out sévère en trois jours ;
-
vous remettre plus vite au travail que ce que votre santé permet.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant,
sans attendre de “craquer”
Parler à quelqu’un de qualifié
Mettre des mots devant un médecin, un psychologue, un professionnel de confiance change la dynamique :
vous n’êtes plus seul à tourner en boucle.
Ce n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une manière de reprendre un minimum de contrôle sur ce qui est en train de se jouer.
Arrêter de jouer avec certains voyants rouges
Il y a des variables avec lesquelles il n’est pas raisonnable de négocier :
-
sommeil fractionné ou inexistant depuis des semaines ;
-
recours systématique à l’alcool, aux médicaments ou à d’autres substances pour “tenir” ;
-
isolement complet, absence totale de parole vraie avec qui que ce soit.
Les ignorer, c’est choisir d’avancer vers le mur en toute connaissance de cause.
Poser noir sur blanc ce que vous ne voulez plus sacrifier
Prenez une feuille et écrivez ce que vous n’êtes plus prêt à sacrifier : santé, couple, relation aux enfants, intégrité, certaines valeurs.
Une fois posé, certains compromis que vous acceptez aujourd’hui deviennent franchement difficiles à justifier.
C’est souvent le point de départ pour décider autrement.
Si vous vous reconnaissez davantage dans la surcharge mentale que dans l’effondrement, la page sur la surcharge mentale peut aussi vous parler.
FAQ
En parler sans filtre
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Si vous sentez que vous êtes au bord
Si vous avez l’impression de ne plus vous faire confiance, de pouvoir “déraper” ou de ne plus rien contrôler, cette page ne suffit pas.
La priorité, c’est de demander de l’aide tout de suite : médecin, urgences, personne de confiance capable de vous accompagner vers cette aide.
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Si vous êtes encore en état de réfléchir
Si vous voyez que vous approchez d’une limite, mais que vous avez encore de la marge pour décider, c’est le bon moment pour agir.
Vous pouvez :
-
lire la page Retraite privée pour dirigeants pour voir si ce format peut être un outil adapté ;
-
explorer Science & intériorité pour comprendre le cadre dans lequel je travaille ;
-
Ou m’écrire en quelques lignes pour décrire votre situation. Je vous répondrai simplement si une retraite privée peut être pertinente, ou si un autre type de démarche (médicale, thérapeutique, autre) me semble prioritaire.
Aucun engagement, aucun paiement à ce stade.
L’enjeu, c’est que vous ne restiez pas seul à essayer de “tenir” alors que tout vous indique que quelque chose doit changer.