UN PHARE EN PROVENCE
Un lieu sûr, simple et lumineux. Pour retrouver son cap

Fatigue compassionnelle: quand aider les autres épuise
Quand écouter devient trop lourd, même avec la meilleure intention.
J’ai honte d’être irrité quand on me demande de l’aide.
Je donne sans arrêt, mais je n’ai plus rien à donner.
Je ressens tout, trop fort, tout le temps.
Je voudrais me couper du monde, juste pour respirer.
Je ne me reconnais plus
Depuis des mois, elle gère les tensions, les détresses, les “je ne sais plus quoi faire” de son équipe.
Elle se dit qu’elle a la chance d’être empathique. Qu’elle “tient bon”.
Mais chaque soir, elle rentre vidée.
Son téléphone reste allumé “au cas où”. Les week-ends, elle n’arrive plus à lire.
Ce n’est pas un burn-out, ni une dépression. C’est une usure silencieuse : celle de toujours tendre la main, sans jamais reprendre souffle.
La fatigue compassionnelle ne se voit pas. Elle s’infiltre lentement, sous le masque de la bienveillance.
Comprendre la fatigue compassionnelle
La fatigue compassionnelle apparaît chez celles et ceux qui passent leur temps à écouter, soutenir, conseiller, réparer.
Psychologues, soignants, enseignants, cadres de proximité, managers, ou simplement proches très impliqués, partagent ce même risque : l’usure empathique.
À force de percevoir la souffrance des autres, le cerveau finit par saturer émotionnellement. L’attention devient hypersensible, les émotions des autres se confondent avec les siennes.
Ce n’est pas un manque de force : c’est le coût neurologique de l’empathie chronique. Avec le temps, l’esprit reste en vigilance constante. Le corps aussi. La récupération devient incomplète : même au repos, la tension ne redescend plus.
On se met à douter de sa vocation, à ressentir une culpabilité paradoxale : vouloir aider, mais n’en plus avoir la force.
Pourquoi c’est difficile d’en sortir seul
Plus on essaie de “fermer le robinet” de l’empathie, plus il déborde autrement.
Le mental s’épuise à vouloir contrôler ce qui est ressenti. Et plus on culpabilise de ne plus “avoir le cœur”, plus la fatigue s’ancre.
C’est souvent en changeant de cadre que la clarté revient.

Trois leviers pour apaiser cette usure empathique
Redonner une forme à l’attention.
Alterner entre écoute externe (autrui) et écoute interne (soi) quelques minutes par jour.
Nommer ce qui est trop.
Écrire, ou simplement dire à voix haute ce qui pèse. Nommer, c’est commencer à déposer.
S’autoriser à se retirer.
Quelques jours de solitude consciente suffisent parfois à rééquilibrer l’élan et la distance.
Pour certains, il faut un cadre extérieur pour réapprendre à respirer sans culpabilité.
C’est tout le sens d’Un Phare en Provence : un lieu clair, sobre et structuré, où l’on peut retrouver son centre sans s’isoler du monde.
Le cadre
Une maison paisible entre vignes et chênes.
Des journées rythmées par des temps de silence, de marche, de réflexion guidée.
Aucun bruit superflu, seulement la lumière du matin et la rigueur tranquille d’un accompagnement individuel.
Un espace où la sobriété devient une forme de soin.
Ce que nous observons le plus souvent:
En moyenne, les retraites mesurées montrent une amélioration nette de la clarté mentale et une meilleure présence au corps, et une clarification des directions de vie importantes.
Ces résultats, issus des questionnaires FFMQ-15 et PSS-4, proviennent de suivis anonymisés réalisés en 2025.
Pour réapprendre à se reposer sans culpabilité.
Comprendre le déroulé d’une retraite individuelle